© Fanny Challier 2013

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Fraction d’un pays appréhendé et construit par le regard de l’homme, cartographié, archivé, photographié ou encore territoire virtuel, le paysage devient environnement de synthèse, où le numérique et la réalité s’interpénètrent et redéfinissent les contours de l’un par rapport à l’autre.
L’écoumène 1, terme venant du grec et traduisant la relation de l’homme à l’espace habité devient autre : désormais il n’est plus simplement question de la temporalité et de la spatialité, par lesquelles l’être humain se construit, mais aussi de cette troisième dimension qui évolue en parallèle.
Les travaux Contrée(s) et Carré d’empreintes se proposent d’explorer les rapports ambigus entre espace réel et espace virtuel et leur imbrication réciproque, en
faisant intervenir des éléments issus du monde numérique (QR code et jeux vidéos).
La série Topos fait appel à une hybridation entre technique argentique et photographie numérique, sur un mode d’exploration qu’est la photographie aérienne. La cartographie, pour sa capacité à figurer à plat un monde physique, reste suffisamment énigmatique pour amener à la fiction.
Les Paysages numériques définissent ce paysage en fonction de l’outil informatique.
Ainsi cette perception mouvante de l’espace qu’on habite, physiquement et mentalement permet de décrypter les relations étroites qui se jouent entre l’homme et son environnement.

Fanny Challier, juillet 2013

1 Augustin Berque, Ecoumène. Introduction à l’étude des milieux humains, Belin, Paris, 2000.